Restaurer la dignité par la cuisine

Qu’il s’agisse de bœuf ou de café, de pâtes alimentaires ou de pommes de terre, le prix des aliments ne cesse d’augmenter. Selon le quotidien The Globe and Mail, il faut s’attendre à ce que cette tendance se poursuive. Lorsque le coût de la nourriture grimpe soudainement, ceux qui en ont moins les moyens écopent le plus, ce qui a une incidence certaine sur le cycle de la pauvreté que des organismes tels que l’Armée du Salut cherchent à tout prix à enrayer.

Aujourd’hui, environ trois millions de Canadiens, soit une personne sur onze, vivent dans la pauvreté. Bien que la situation du Canada sur le plan économique soit relativement avantageuse, des milliers de Canadiens peinent à se nourrir convenablement chaque jour. L’Armée du Salut estime que la pauvreté est une question cruciale, et que tout être humain devrait avoir accès aux nécessités de la vie (aliments nourrissants, soins de santé, éducation et possibilités économiques). L’augmentation des demandes d’aide auprès des services de l’Armée du Salut signale que certains des demandeurs qui gagnaient bien leur vie se retrouvent maintenant dans une situation précaire.

Le 11 avril 2012, à Sussex, au Nouveau-Brunswick, la Sally’s Community Kitchen a lancé un programme destiné à venir en aide aux personnes à faible revenu en leur offrant une formation dans divers aspects de l’alimentation : cuisine, achats, planification des repas, gestion d’un budget, salubrité alimentaire et nutrition. Le désir de l’Armée du Salut d’aider les gens à combattre l’insécurité en matière d’alimentation s’accompagne d’une volonté de préserver leur dignité. L’Armée du Salut estime que la dignité est un droit humain fondamental.

Sally’s Kitchen donne aux mères monoparentales et aux personnes à faible revenu la possibilité d’apprendre à respecter les limites de leur budget tout en offrant des repas sains et nourrissants à leur famille. En outre, les participants au programme de salubrité alimentaire peuvent obtenir un certificat qui les aidera à trouver un emploi. Le programme, d’une durée de six semaines, peut accueillir huit personnes à la fois. L’Armée du Salut souhaite l’offrir deux fois par année.

« Cette nouvelle initiative est bien reçue par la collectivité », déclare la major Judy Folkins, de l’Armée du Salut. « Non seulement le programme aide les participants à réaliser leur potentiel, mais ces derniers pourront aussi transmettre aux générations suivantes les aptitudes qu’ils ont acquises et leur apprendre comment mener une vie saine et productive. »

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Profil d’un donateur : William E. Frank

Partout dans le monde, l’Armée du Salut compte sur le soutien de ses donateurs pour offrir des programmes essentiels aux membres les plus vulnérables de nos collectivités. Voici l’un de ces précieux donateurs : William (Bill) Frank.

Originaire d’Halifax, Bill a pris sa retraite après une carrière dans l’immobilier et l’industrie des services alimentaires et du tourisme. Il est marié, a quatre enfants et quatorze petits-enfants, qui sont au coeur de sa vie, outre son épouse, Ellen. Lorsqu’il n’est pas avec sa famille, Bill aime jardiner et passer du temps en compagnie de Miley, son fidèle golden retriever.

Qu’est-ce que les gens seraient étonnés d’apprendre à votre sujet?
J’ai déjà fait du saut en bungee. Le jour de mon 40e anniversaire de naissance, mon épouse et moi étions en visite chez des amis, à Salt Lake City. Nous sommes allés à une foire rurale où il y avait une plate-forme de saut en bungee. J’ai dit : « J’aimerais bien essayer. » J’ai adoré mon premier saut, et j’en ai fait douze en tout. Cependant, je ne le ferai plus. Ma femme et mon cardiologue me l’ont interdit (rires). »

Comment avez-vous entendu parler de l’Armée du Salut?
J’aurais bien de la difficulté à me rappeler un moment où je ne connaissais pas l’Armée du Salut. Celle-ci était présente dans tous les quartiers d’Halifax, où j’ai grandi, et mes parents ont toujours parlé en bien des salutistes et de leur mission.

Y a-t-il un aspect de notre travail qui est particulièrement important à vos yeux?
Il faudrait être insensible pour ne pas respecter et admirer les salutistes et leur exprimer de la reconnaissance pour leur travail humanitaire. Il m’est arrivé de visiter un centre de réadaptation en compagnie d’une personne dans le besoin. Pendant que j’étais sur place, une autre personne était accompagnée par un salutiste qui m’a beaucoup impressionné. J’ai été très touché par son empathie, ce qui est venu renforcer un conseil que mon père m’avait donné. Mon père estimait qu’en tant que citoyens de notre beau pays, nous avions la responsabilité d’aider ceux qui sont dans le besoin. Quand j’étais plus jeune, il m’a dit : « Bill, si tu as de l’argent en surplus, tu ne peux pas te tromper en l’offrant à l’Armée du Salut. »

Comment vous sentiez-vous la dernière fois que vous avez fait un don?
Je suis reconnaissant de la vie privilégiée que je mène aujourd’hui. Lorsque nous pouvons partager une partie de ce que nous avons, je crois que nous reconnaissons l’existence du Créateur, ce qui est très important pour moi. De la même façon, nous admettons, en toute connaissance de cause, que nous avons une dette à l’endroit des démunis. J’ajoute cependant que notre générosité dépasse les limites de l’Armée du Salut. Les bonnes causes sont nombreuses. L’Armée du Salut est une organisation qui offre une aide concrète, et je sais que la plus grande partie de mon don ira à ceux qui en ont besoin.

Que diriez-vous à une personne qui songe à faire un don à l’Armée du Salut?
Mes sentiments au sujet des dons à des causes communautaires sont motivés par notre responsabilité de redonner un peu de ce que nous avons reçu. Ceux d’entre nous qui en ont les moyens doivent donner, c’est ainsi que ça fonctionne. Je crois que mon père avait raison. L’Armée du Salut fait de bonnes choses. La bienveillance et le soutien qu’offrent les salutistes ont toujours pour but d’améliorer les conditions de vie au sein de la collectivité, et je crois que c’est ce que nous voulons tous. Lorsque je fais un don à l’Armée du Salut, je sais que mes dollars seront utilisés de manière beaucoup plus efficace que si j’essayais d’aider quelqu’un moi-même.

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Nouveautés au camp du lac de l’Achigan

Le camp de l’Armée du Salut au Québec a subi des transformations majeures qui lui ont valu la certification de l’Association des camps du Québec. Les installations améliorées ont également permis la création de nouveaux programmes et l’augmentation du nombre de campeurs.

Le camp est situé à Saint-Hippolyte, sur un site magnifique au bord du lac de l’Achigan. Construit en 1933, le camp a subi quelques transformations au fil des ans, mais aucune de l’ampleur des récentes rénovations qui ont permis de passer du camping deux saisons à trois saisons. Les systèmes électrique, d’eau et de fosse septique ont été refaits à neuf. Les chalets ont été réaménagés sur le site, et sur de nouvelles fondations. La grande salle à dîner et la cuisine ont été rebâties. Bref, des travaux importants pour lesquels l’Armée du Salut a reçu une aide financière du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, ainsi que d’Hydro-Québec.

« Assurer la sécurité des lieux et des campeurs était notre priorité », explique Capitaine Jean-Curtis Plante, secrétaire divisionnaire des œuvres de jeunesse et directeur du camp. « Lorsque nous avons commencé à travailler sur ce projet d’envergure en 2007, ma conjointe et moi souhaitions rénover et agrandir le camp afin de permettre à plus d’enfants et de familles de milieux défavorisés de fréquenter le camp, car tous ont droit à des vacances, loin des tracas du quotidien ». Capitaine Rachele Lamont, sa conjointe et responsable des programmes offerts au camp, est ravie des résultats : « Nous avons pu créer des programmes sur trois saisons ainsi que des nouveaux programmes pour adultes. Nous accueillons maintenant entre 80 et 120 campeurs par semaine! Nous sommes heureux d’avoir atteint notre but après tant d’efforts. Cependant, le projet n’est pas terminé. Nous visons à offrir des activités sur quatre saisons. Et nous cherchons également à améliorer l’accessibilité sur le site, pour les personnes âgées, par exemple. » Des travaux sont donc prévus pour achever la réfection, mais cela coûte cher. Un moyen pour aider à financer les travaux est la commandite. Des individus et des entreprises peuvent offrir un montant, et en échange leur nom est attribué à un chalet ou autre installation.

Pour toute question concernant le camp du lac de l’Achigan ou pour devenir commanditaire, vous pouvez communiquer directement avec les Capitaines Lamont et Plante : rachele_lamont@armeedusalut.ca, jean-curtis_plante@armeedusalut.ca

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Un généreux festin de Pâques au Centre Booth

Le dimanche 8 avril, jour de Pâques, la famille Romano s’est installée dans les cuisines du Centre Booth, la résidence pour hommes en difficulté de l’Armée du Salut de Montréal, afin de préparer un généreux festin de Pâques pour les résidents, comme elle le fait depuis déjà 3 ans. 120 résidents se sont donc régalés de la cuisine “maison” des Romano : un superbe potage, une salade et des petits pains, un plat principal composé de poitrine de poulet rôtie ou de boeuf, avec légumes, et pour dessert, une variété de gâteaux et une table de sucreries. Les résidents pouvaient également remplir des petits sacs pour emporter biscuits, sucre à la crème, fudge et oeufs en chocolat! Ce fut un réel succès!

Pendant le dîner, les résidents ont également eu l’occasion d’écouter de la musique en direct. Deux membres de la famille Romano chantaient des airs populaires auquels les résidents ont joint leur voix, créant ainsi une ambiance de fête!

Il va sans dire que la générosité de la famille Romano est grandement appréciée au Centre Booth. Ces dîners, préparés avec soin et amour, procurent un sentiment de bien-être aux résidents lors d’occasions qui sont pour la plupart d’entre nous célébrées avec des proches. Pour de nombreux résidents cependant, les proches sont souvent inexistants, et des activités telles que le dîner de Pâques représentent un moment d’appartenance mémorable.

Le prochain rendez-vous prévu avec les Romano : Noël! Les résidents et le personnel du Centre Booth ont déjà hâte! MERCI famille Romano!

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La passion des bénévoles change les choses

La Semaine de l’action bénévole, qui a eu lieu cette année du 15 au 21 avril, est l’occasion de rendre hommage aux millions de bénévoles canadiens qui consacrent généreusement temps et efforts à une cause qui leur est chère. Les bénévoles sont essentiels à la réussite des programmes et des services offerts par l’Armée du Salut. En 2011, 202 000 bénévoles de toutes conditions sociales ont donné plus de 1,4 million heures-personnes à l’Armée du Salut et, de ce fait, ont contribué à répondre aux besoins de nombreuses personnes en difficulté.

Anne-Marie, 20 ans, estime que son expérience en tant que bénévole à l’Armée du Salut a changé sa vie. « J’ai eu la chance d’avoir une belle enfance, en banlieue d’Ottawa. Notre famille ne manquait jamais de nourriture et nous n’avions aucun doute qu’il en serait toujours ainsi. Faire du bénévolat au sein des services d’aide à la famille de l’Armée du Salut de Midland, en Ontario, a été un apprentissage qui m’a ouvert les yeux. Qu’il s’agisse de trier et d’emballer les produits, d’interviewer les clients de la banque alimentaire ou de participer au ministère de la rue, j’ai pu constater à quel point la vie peut être difficile pour certains. Chaque jour, un grand nombre de personnes traversent toutes sortes de situations dont il n’est pas toujours facile de se tirer. Ces gens ont besoin d’aide d’organismes comme l’Armée du Salut. À titre de bénévole, j’ai fait de mon mieux pour les mettre à l’aise et les faire sentir acceptés, car ce n’est pas toujours facile d’avoir à demander du secours. »

L’expérience de bénévolat au sein d’un organisme sans but lucratif qui œuvre auprès de personnes vulnérables et marginalisées a aidé Anne-Marie à préciser ses choix d’études post-secondaires, à se faire de nouveaux amis et à acquérir des compétences professionnelles et sociales qui façonneront son développement de citoyenne active. Anne-Marie se prépare à entreprendre des études en psychologie et en service social.

« Je n’imaginais pas que mon travail à l’Armée du Salut changerait ma vie à ce point. Il m’a permis de voir ce qui se passe réellement dans le monde et de comprendre que l’expérience s’acquiert parfois difficilement. Grâce à l’Armée du Salut, les personnes dans le besoin retrouvent l’espoir qui leur permet d’entrevoir la lumière au bout du tunnel. »

Comment puis-je devenir bénévole?

L’an dernier, quelque 1,7 million de personnes ont reçu de l’aide de l’Armée du Salut, soit une toutes les 20 secondes.

Dans le contexte actuel, pour être efficace, l’Armée du Salut a plus que jamais besoin de bénévoles. Le bénévolat est ouvert à tous. Pour prendre connaissance des possibilités de bénévolat et avoir l’occasion de changer les choses, cliquez sur le lien ci-dessous.

Devenir bénévole à l’Armée du Salut

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La nouvelle présidente du Conseil consultatif de Montréal : Vicky Robert

Vicky Robert fait partie du milieu des affaires de Montréal depuis plus de 30 ans. Elle est présidente et chef de la direction de Femmes de carrière en interaction – Career Women Interaction (FCI-CWI), une entreprise réputée en matière d’organisation de conférences sur le leadership à l’intention de femmes dirigeantes, d’avocates et d’autres professionnelles, dans 15 villes canadiennes. Les conférences à l’intention des avocates sont reconnues à titre de formation juridique permanente par la Law Society of British Columbia, la Law Society of Upper Canada et le Barreau du Québec.

Avant de fonder FCI-CWI, Madame Robert a occupé divers postes de direction au sein d’une entreprise canadienne de télécommunications. Elle est diplômée du McGill Executive Institute et titulaire d’un certificat en gestion des relations publiques de l’Université McGill.

Madame Robert siège également au conseil d’administration du refuge pour femmes L’Abri d’espoir de l’Armée du Salut tout en contribuant à l’organisation des activités de financement. Jusqu’à récemment, elle était associée à l’organisation du prix Femmes de mérite du Y des femmes de Montréal (présidente du jury 2011), pour lequel elle était en nomination elle-même en 1997. Vicky Robert a également été vice-présidente du conseil d’administration de l’Association internationale des professionnels de la communication (AIPC), section de Montréal, et membre du conseil d’administration de La Passerelle, un centre de ressources professionnelles. Elle a été membre du comité de mentorat de la Fondation Ressources-Jeunesse, du comité de direction responsable de la célébration du 50e anniversaire du programme de perfectionnement des cadres au McGill Executive Institute, du Club Optimiste Outremont (membre fondateur), de la Women’s Association of Outremont (fondatrice) et l’organisatrice principale du lancement de la campagne Take Our Daughters to Work Day, à Montréal. Elle a également contribué à recueillir des fonds pour la bibliothèque et le centre d’informatique Atwater, l’organisme Enfant-Retour Québec et le George Stephen House Trust Fund.

Vicky Robert adore jouer du piano, écouter du jazz, lire et voyager. Elle habite Montréal avec son mari, un avocat de litige. Ils ont deux filles adultes et une petite-fille.

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Un meilleur avenir pour les habitants du Malawi

Le Malawi, surnommé le cœur chaud de l’Afrique, est l’un des pays les moins développés au monde. En février dernier, le commissaire Brian Peddle, chef de territoire de l’Armée du Salut au Canada et aux Bermudes, s’y est rendu pour observer la progression de projets financés par l’organisation.

« Les Malawiens font face à une crise exacerbée par plusieurs facteurs concomitants : une épidémie de paludisme, une sécheresse, la pauvreté et un manque de ressources essentielles, déclare le commissaire Peddle. Le fait de pouvoir constater la mise en œuvre de ces projets humanitaires a été une expérience révélatrice. Qu’il s’agisse des programmes de prévention et de traitement du sida, de déjeuners dans les écoles ou de développement  de moyens de subsistance, il est évident que le soutien que reçoivent les Malawiens contribue à leur donner de l’espoir pour l’avenir.

« Le quotidien des Malawiens est extrêmement éprouvant. Je revois encore Gloria, une sidéenne qui n’a pas pu bénéficier à temps de la trithérapie, ainsi que les milliers d’enfants orphelins et vulnérables qui manquent cruellement de soins de base et d’aliments nutritifs.

« Et pourtant, malgré cette misère endémique, les Malawiens n’hésitent pas à exprimer leur joie. Leur chaleureuse hospitalité et leur amour de la musique sont transmis de génération en génération. Dans tous les villages où nous sommes allés, nous avons été accueillis par des chants et des danses. Lors de la visite d’une école, des élèves ont interprété des chants qui parlaient de Dieu et de l’espoir qu’il leur donne. Je n’ai jamais rien entendu d’aussi beau.

« Les Malawiens vivent au jour le jour, car les lendemains sont toujours incertains. Ils n’ont pas besoin de notre pitié, mais de notre soutien. »

Statistiques

  • 470 000 enfants sont orphelins du sida, depuis le début de l’épidémie, en 2001.
  • La pauvreté pousse des jeunes filles et même des fillettes à se prostituer.
  • Près de la moitié de la population du Malawi a moins de 14 ans.
  • Près d’un million de Malawiens vivent avec le VIH.

L’Armée du Salut est présente dans huit collectivités du Malawi

  • Plus de 2 000 personnes ont reçu de l’information sur le VIH/sida, ainsi que sur des questions relatives aux enjeux hommes-femmes et à la santé.
  • 550 personnes soignantes ont reçu une formation sur les soins à domicile et les soins palliatifs.
  • Plus de 200 enfants ont reçu du matériel didactique et à usage récréatif.
  • Plus de 200 jeunes ont accès à un programme et à des tests d’orientation professionnelle.
  • Plus de 250 femmes et familles touchées par le sida ont acquis des compétences en production de revenus.
  • Huit puits ont été creusés, et permettent à 4 000 personnes d’avoir accès à de l’eau potable.
  • Dix comités de gestion de l’eau ont été mis sur pied, et leurs membres ont été formés pour assurer la maintenance des puits.

« L’Armée du Salut au Canada gère 95 programmes à l’étranger, répartis dans 24 pays, déclare le commissaire Peddle. Votre soutien constitue un investissement dans le bien-être des habitants d’un des pays les plus pauvres du monde. Merci de nous aider à améliorer la qualité de vie de nombreuses personnes. »

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Vaincre le sentiment d’impuissance

La situation était critique et devait être résolue sans délai. Cependant, même si Jeanne* voulait désespérément se libérer de son mari violent, elle n’avait nulle part où aller.

En 2009, Jeanne, son mari et leurs deux jeunes enfants ont quitté la France pour s’établir au Canada. « Franck estimait que nous avions besoin d’un changement », raconte Jeanne.

Au début, le changement a semblé avoir des effets favorables. Mais avant longtemps, Jeanne s’est mise à marcher sur des œufs autour de Franck. Elle surveillait constamment ses paroles afin d’éviter une explosion de colère. Elle attribuait les emportements de son mari au stress causé par le déménagement, la séparation d’avec sa famille et le début d’un nouvel emploi.

Pendant les mois qui ont suivi, les injures, les remarques méprisantes et l’isolement complet dans lequel elle se trouvait ont détruit en grande partie la confiance en soi de Jeanne. Cependant, malgré le comportement tyrannique de son mari, elle continuait à l’excuser et à nier la gravité de ses agissements.

La délivrance
« Avant de pouvoir me libérer, il fallait que je regarde ma réalité en face », explique Jeanne. Craignant pour sa sécurité et celle de ses enfants, elle a élaboré un « plan d’évasion ». Toutefois, elle s’est vite rendu compte qu’elle n’avait nulle part où aller.

Puis, un jour, Jeanne a mis les effets de Franck dans des sacs qu’elle a laissés devant la porte. Lorsque son mari est arrivé, il était très en colère. Incapable de vaincre sa peur, Jeanne a cédé aux supplications de Franck et l’a laissé vivre dans le sous-sol de la maison.

Le comportement imprévisible, manipulateur et inquiétant de Franck a persisté. Peu de temps après, la police l’a forcé à partir et une ordonnance d’interdiction de communiquer a été lancée contre lui.

Une survivante
Seule, sans soutien affectif, Jeanne a communiqué avec le refuge pour femmes de son quartier, qui l’a aiguillée vers l’Armée du Salut.

L’Armée du Salut offre un programme conçu pour les mères seules, qui donne aux participantes la possibilité de réfléchir, d’apprendre et de recevoir du soutien. Une vaste gamme de sujets – communication, établissement de budget, conflits et limites – sont abordés dans le cadre de ce programme. Peu a peu, Jeanne a retrouvé sa confiance en soi.

« Il m’a fallu du temps pour comprendre ma situation, explique Jeanne. Je ne faisais confiance à personne et je croyais que ma situation était sans issue. » Grâce au soutien de l’Armée du Salut et à ses propres efforts, Jeanne a appris à se défendre. Elle a compris que la violence n’avait pas sa place chez elle, et que ce qui était arrivé n’était pas sa faute.

Aujourd’hui, Jeanne étudie dans le domaine des soins de santé. Elle continue à combler progressivement le fossé qui la sépare de la vie qu’elle mérite. Cela ne veut pas dire que les choses sont toujours faciles et parfaitement claires, mais plutôt que Jeanne a atteint le point tournant où la victime devient survivante.

*Les noms ont été changés.

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L’Abri d’espoir en fête !

L’Abri d’espoir, notre centre d’hébergement pour femmes, célébrait le 8 mars dernier, comme à chaque année, la Journée internationale de la femme. Ce fut la fête toute la journée, au grand bonheur des résidentes !

La célébration a commencé par un petit déjeuner préparé avec soin par les cuisinières fort appréciées de l’Abri, Sanette et Jacqueline. Le service aux tables a été assuré par les intervenantes qui ont créé une ambiance de fête avec nappes et décors pour l’occasion. Les résidentes ont beaucoup apprécié ces gestes et certaines d’entre elles étaient visiblement très émues. Quel bonheur pour nos femmes! Et parce qu’on célébrait la femme, une vente de souliers a été organisée en après-midi, sous le thème “Toujours plus belle, toujours plus soignée”.

En soirée, une séance de prière a eu lieu, suivie d’un échange sous le thème “L’espoir existe encore”. Le groupe “Jeunes talents en mission” a animé la soirée, avec l’aumônière Capitaine Sonia Albert, qui avait assuré l’organisation avec minutie. Les jeunes ont chanté pour les résidentes et leur ont offert des témoignages émouvants et des mots d’encouragement, les invitant à la spiritualité afin qu’elles puissent retrouver l’amour dans leur vie. Des accolades d’amitié ont été échangées. Il y avait beaucoup de bons sentiments dans l’air!

À la fin de la soirée, personne ne voulait quitter la salle. Tous et toutes se sentaient renouvelés, engagés à faire entrer la Grâce dans leur vie et à se défaire du bagage lourd du passé, pour certaines. Intervenantes et autres membres du personnel rayonnaient. Le Capitaine Andy Albert assura la prière de clotûre. La directrice par intérim du centre, Mihaela Serban, heureuse de cette journée, a conclu : “L’espoir existe encore à l’Abri d’espoir!”.

L’Abri d’espoir vient en aide à plus de 600 femmes par année. Il leur fournit un environnement chaleureux et sécuritaire, ainsi qu’un plan de réinsertion sociale préparé par des intervenantes chevronnées. L’Abri accueille les femmes tous les jours, en tout temps.

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Le Projet Dignité un an plus tard

L’Armée du Salut a souligné, le 13 mars, le premier anniversaire du lancement du Projet Dignité, qui vise à éduquer et à informer le grand public au sujet des problèmes auxquels font face les personnes les plus vulnérables de notre société.

En effet, en mars 2011, l’Armée du Salut lançait cette nouvelle initiative, qui coïncidait avec la publication du rapport intitulé Démystifier la pauvreté au Canada, qui examinait les idées préconçues les plus courantes sur la pauvreté. En outre, des activités avaient lieu dans tout le pays afin de conscientiser les Canadiens sur la question de la pauvreté.

« L’an dernier, l’Armée du Salut a fait des progrès immenses vers l’atteinte de son objectif qui consiste à s’assurer que la dignité soit à la portée de tous les Canadiens qui vivent actuellement dans la pauvreté », a déclaré Graham Moore, directeur national du marketing et des communications du territoire du Canada et des Bermudes de l’Armée du Salut. Un an après, nous reconnaissons que nous avons encore beaucoup de travail à faire et nous continuerons d’innover pour nous assurer que notre intention de redonner un sentiment de dignité à nos clients demeure une priorité ».

Au cours des douze derniers mois, l’Armée du Salut a mis sur pied divers programmes sociaux qui répondent aux nouveaux besoins de ses clients, notamment :

  • Le programme Sally’s Community Kitchen à Sussex (Nouveau-Brunswick), qui apprend aux mères monoparentales et aux personnes à faible revenu la façon d’améliorer leur qualité de vie en faisant une meilleure utilisation de leur budget et en offrant des repas sains et nourrissants à leur famille.
  • Le New Hope Community Centre, à Terre-Neuve-et-Labrador, qui propose un cours d’une durée de douze semaines sur la vente au détail, qui vise à rehausser l’estime de soi des participants et à leur donner la confiance nécessaire pour se trouver un emploi.
  • Un cours sur la façon d’utiliser le transport en commun offert par l’Armée du Salut à Hamilton, à l’íntention des personnes aux prises avec des déficits sur les plans du développement et de la cognition, afin de les rendre aussi autonomes que possible et de restaurer leur dignité.
  • À Winnipeg, l’Armée du Salut offre un nouveau cours de conduite automobile  aux immigrants en provenance de pays africains touchés par la guerre, et en particulier à ceux qui ont du mal à franchir la barrière linguistique, afin de les aider à s’intégrer à leur nouvelle société.
  • Les services d’aide aux toxicomanes Fireside, un programme intensif d’une durée de six semaines, offert dans une nouvelle clinique de l’Armée du Salut, à Chilliwack, en Colombie-Britannique (thérapie individuelle et de groupe).

« Tout au long de 2012, l’Armée du Salut continuera d’élaborer et de financer de nouveaux programmes visant à promouvoir le concept de la dignité, notamment l’ouverture de ses centres de ressources familiales Barbara Mitchell, à Winnipeg et à Calgary, grâce à un don généreux de la Fondation W. Garfield Weston, déclare Graham Moore. Ces nouveaux établissements offriront une vaste gamme de services essentiels aux personnes de tous horizons et de cultures diverses, afin de leur permettre de franchir certains obstacles, notamment le faible degré de scolarité, l’expérience de travail limitée et le manque de compétences professionnelles. »

À titre de plus important fournisseur de services de première ligne au Canada après le gouvernement, chaque année, l’Armée du Salut offre des services pratiques empreints de compassion à quelque 1,7 million de Canadiens, et redonne de l’espoir et un sentiment de dignité aux personnes les plus vulnérables de la société. L’Armée du Salut est une Église chrétienne universelle qui accueille toutes les personnes, sans aucune discrimination, dans le respect et la dignité. Sa mission est motivée par la foi.

« L’an dernier, l’Armée du Salut a fait des progrès immenses vers l’atteinte de son objectif qui consiste à s’assurer que la dignité soit à la portée de tous les Canadiens qui vivent actuellement dans la pauvreté », a déclaré Graham Moore, directeur national du marketing et des communications du territoire du Canada et des Bermudes de l’Armée du Salut. Un an après, nous reconnaissons que nous avons encore beaucoup de travail à faire et nous continuerons d’innover pour nous assurer que notre intention de redonner un sentiment de dignité à nos clients demeure une priorité ». 

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